Partager l'article ! (2000 / 2005) Renault Sport Clio V6 24.S: Phase 1 (2000 - 2002). Au Mondial de Paris 1998, le succès rencontré par le concept-car Renault S ...
Phase 1 (2000 - 2002). Au Mondial de Paris 1998, le succès rencontré par le concept-car
Renault Sport Clio V6 à moteur en position transversale centrale arrière, version très civilisée de la Clio Trophy de compétition, incita le constructeur à concrétiser le projet.



Encore fallait-il trouver un partenaire capable de mener à bien l’aventure. Il confia au réputé Tom
Walkinshaw Racing l’essentiel des études.
Attachante et démoniaque, la première fournée de la Clio V6 avec son V6 24s de 230 cv en Position Transversal arrière ,
fut lancée à la fin de l’année 2000 manquait toutefois terriblement de mise au point pour convaincre, principalement à propos du comportement et tout autant, de la transmission.
Au rythme minimal de 12 unités par jour, l’assemblage semi artisanal dans l’usine suédoise de TWR a connu de fâcheux
contretemps. Cela porta les délais de livraison jusqu’à huit mois, dissuadant de nombreux amateurs. Du coup 1 630 exemplaires seulement ont été écoulés en vingt mois.
En définitive, le résultat de cette collaboration laissa sur sa
faim les amateurs de sportives exclusives et sans doute les responsables de Renault. Ce demi-échec appelait une suite. Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Renault Sport s’est
attelé à la tache sans recourir cette fois aux services de TWR, d’ailleurs aujourd’hui en quasi-faillite.

Il devait bien être possible de proposer une nouvelle petite bombe nette,
expurgée des imperfections de la première V6, enfin homogène, exaltante à conduire, digne de porter les couleurs de Renault Sport. 
Phase 2 (2003 - 2005). Pour la nouvelle mouture de la Clio V6, les ingénieurs ont revu la copie dans presque tous les domaines. La carrosserie ne se contente pas de reprendre l’esthétique de la face avant de la Clio "commune" restylée en juin 2001 : les ailes en composite SMC sont plus larges pour laisser passer des jantes qui passent à 18 pouces "sans augmenter la surface frontale déjà importante.
les entrées d’air (dont les nouvelles écopes latérales gris Titane) améliorent l’alimentation et le refroidissement de la mécanique, tandis que les appuis aérodynamiques sont améliorés. Ce détail, ajouté à l’empattement rallongé de 23 mm profite à la tenue de cap.

Ainsi revu, le châssis supporte des pneumatiques encore plus performants. Il s’agit de nouveaux
Michelin Pilot Sport avec lesquels toute la phase de mise au point a été réalisée, impressionnants d’efficacité sur le sec (et paraît-il également remarquable sous la pluie).




En prime, à l’avant les enveloppes passent de 205/50 ZR 17 à 205/40 ZR 18 et le train postérieur
hérite de 245/40 toujours en 18’ en place des 235/45 en 17 pouces. Elle est dotée de freins à Disques ventilés de 300 mm à l’avant et 330 mm pour l’arrière.


Précédemment apprécié pour sa puissance et sa souplesse, le 3 litres 24 soupapes couplé à une boîte
manuelle à 6 rapports n’a pas échappé à la remise à niveau, ou plutôt à une cure vitaminée. La puissance passe de 230 à 6000 tr/min à 255 chevaux à 7150 tours.
Le circuit d’admission d’air entièrement revisité, les soupapes, ressorts et sièges nouveaux,
l’arbre à cames d’admission plus pointu, les injecteurs à débit augmenté et le calculateur Bosch plus puissant et recalibré (par Porsche) renforce le caractère sportif du V6.
Les chronos progressent sensiblement par rapport à l’ancienne(235 km/h) avec une vitesse maxi qui frise les 245 km/h, le 0 à100 km/h annoncé en 5,8 secondes, les 400 et 1000 mètres départ arrêté respectivement franchis en 14,3 et 25,7 secondes malgré son aérodynamique de boîte à chaussures la pénalise.
Le programme de personnalisation propose des jantes spécifiques et à
l’intérieur, des cuirs pleine fleur Nappa cousus main disponibles en cinq teintes différentes. La planche de bord thermogainée héritée des Clio actuelles fait moins toc que l’ancienne, mais ne
donne pas une connotation particulièrement sportive à l’habitacle, encore typé grande série malgré le pédalier et le pommeau du levier de vitesse alu.
L’équipement de série comprend les phares au xénon, le capteur de pluie couplé à un capteur de
luminosité, la climatisation régulée et une nouvelle radio CD (facade et chargeur 6 CD) 4x40W. La position de conduite est simplement acceptable, le conducteur assis un peu haut malgré le réglage
du siège, assez éloignée toutefois de celle des sportives allemandes.

Pas de doute, piqué à vif, Renault Sport a bien repris les choses en main et a fait ce qui fallait
pour que la Clio V6, même si elle n’est pas encore parfaite, devienne réellement une version emblématique du savoir-faire de la marque, véritablement porteuse d’image.
Essai Clio V6 Phase 1
Essai Clio V6 Phase 2 (Anglais)